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Gửi bởi tôn tiền tử ngày 16/11/2019 21:52
bởi lẽ mình với cậu
chưa hề biết nhau
nên mình đến
bởi lẽ cậu bỏ lại mẹ cha cùng
người hôn ước
và mình cũng từng giã biệt vợ con
nên mình đến
bởi lẽ tình yêu mạnh hơn thù hận
và có thể bắc cầu qua mọi đại dương
nên mình đến
bởi lẽ cậu không trở lại
còn mình đã có ngày về
nên mình đến
Gửi bởi tôn tiền tử ngày 16/11/2019 21:44
bên cạnh anh
chỗ em nằm trống không
chỗ em không bao giờ nằm
chỗ hằng đêm anh đặt em nằm
chỗ anh độc quyền em
chỗ không ai đàn bà khác nằm
chỗ một người đàn bà khác nằm
chỗ không bao giờ em
chỗ bao giờ cũng em
chỗ đêm nào anh cũng ghì
trống không
Gửi bởi tôn tiền tử ngày 16/11/2019 18:59
bé em à, tôi gọi em là Nàng Chéo
*
tôi đã gặp em, Nàng Chéo
ở Broadway
con đường duy nhất chạy xiên chéo
trong cả khu Manhattan ngang dọc bàn cờ
và tôi chợt hiểu
em là Broadway
dài đến lạc hồn
*
tôi nhìn nước Mĩ
qua mềm mại em phi lí chéo
qua phụ khoa em hơ hớ chéo
qua nhục dục em ngao ngán chéo
qua thân tình em ngạo ngược chéo
qua năng động em vô vọng chéo
qua nụ bè he em bối rối chéo
*
tôi đã gặp em, kiều nữ chéo
ở đường chéo Broadway
và tôi chợt hiểu
em là a-mơ-ri-cơ
Gửi bởi tôn tiền tử ngày 16/11/2019 18:51
(bắt chước phong cách haiku)
mặt trời Colorado
dậy sớm
đánh cắp của ta quà tuyết đêm qua
Gửi bởi hongha83 ngày 15/10/2019 20:31
Tặng Roman Jakobson
I
Giữa những gì tôi thấy và nói, giữa những gì tôi nói và im
giữa những gì tôi im và mơ, giữa những gì tôi mơ và quên là thơ
Thơ len vào giữa có và không: thơ nói những gì tôi im
thơ im những gì tôi nói, thơ mơ những gì tôi quên
Thơ không phải là nói, thơ là làm
Thơ: một sự làm vốn là sự nói
Thơ tự nói và tự nghe: thơ có thật
Và tôi vừa nói “thơ có thật”, thơ liền biến mất
Như vậy chẳng phải thơ càng có thật hơn sao?
II
Là ý niệm hiển nhiên sờ mó được, là từ ngữ mơ hồ khôn sờ thấy
giữa thơ qua lại những gì hiện hữu và những gì không hiện hữu
Thơ dệt những phản quang rồi lại tháo tung ra
Thơ gieo những hạt mắt trên trang giấy và gieo chữ vào trong mắt
Mắt nói, chữ nhìn, những tia nhìn nghĩ
Nghe thấy những nghĩ suy, nhìn thấy những gì ta nói, chạm vào thân thể của ý niệm
Mắt nhắm lại và chữ mở ra
Ngôn ngữ: Tiếng Pháp
Gửi bởi hảo liễu ngày 25/03/2015 08:39
La carte de tendre
Terrasse trempée de pluie
Du pollen volète sur la peau marmoréenne
Le ciel est limpide comme du vin blanc
Ce vent mâle qui fait l’amour en solo sur le toit
Tu mets du rouge à mes lèvres pour la quatre-vingt-dix-neuvième fois avec tes propres lèvres
Le rythme de samba hypnotise l’automne
Le vin de Bohême versé sans fin
Nous libère de toute affliction diabolique
Toi – matador authentique –
Tu te lances dans le combat périlleux
Le chiffon rouge devient drapeau de victoire
Cadeau de fiancailles qui me sert de couche
Ton dos mon dos le dos des vagues
Chatoient des couronnes de fleurs de cerise
Le bonheur n’est pas aussi difficile à attraper que ces écureuils qui grignotent les marrons là dehors
La chambre devient océan
Je me déplace sans me mouiller les talons
Nos oreillers préservent les répliques de séismes
Bourgeons bourgeons bourgeonnant
Le temps se fait forêt de mousse
Toi et moi on dresse ensemble la Carte de Tendre
Horizons lointains
Senteur capiteuse de la chair
Je veux toujours te baiser très sérieusement
Avec tous atours ma peau printanière
Marées montantes de beauté
Concert de murmures d’admiration
Et les invités de commencr la danse par un paso doble
À longueur de nuit
Les aspirations libérées
Les promesses de l’avenir
Demain encore demain
La Carte s’étend jusqu’à inclure toutes les femmes qui n’ont jamais été choyées
Et dont le coeur est vibrant d’oracles
Leur voeu cordial consiste en un voyage intrépide
Dites donc adieu à cette vie calme et monotone
D’esclaves résignés des préjugés sexuels
Aimez presto, trêve de tergiversations
Ne trichez plus dans la lâcheté, dans la peur des diffamations proférées par des chiffes molles sans âme
L’opinion publique, c’est du bobard superflu
Allons
N’atermoyez plus une seconde
Toi si longue, ignorant toute proportion
Le jour nouveau se sépare des ténèbres
La foule des ignobles se repentent dans la solitude
Des suppôts de Satan accourent en se bousculant aux cimetières
Fièrement étalée au soleil
La beauté – péril glorifié
Nos pieds foulent le gravier pourpre, les cailloux volent à la suite des cheveux
La Carte – couche protectrice contre souffrances et blessures
Et les sourds savourent la musique avec délices
Les aveugles se passionnent à prendre des photos
Les muets rigolent en dansant
Les paralytiques gambadent gaîment
Tous émancipent leur vie dans un état d’esprit d’amoureux
Soir d’émeraude
Regardant les enfants s’amuser
Derechef tu mets du rouge à mes lèvres avec tes propres lèvres pour la neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuvième fois
Ngôn ngữ: Tiếng Pháp
Gửi bởi hảo liễu ngày 25/03/2015 08:31
Aimer à l’instar de George Sand
Predestination paradisiaque
Rendez-vous à Paris
Pourquoi m’as-tu choisie
Pour ce chemin de merveilles ?
Ton chemin, je l’ai anxieusement souhaité
Tu m’as bien comprise
Avec ces pages de poésie-tourbillon tu te libères souverainement
Hé femmes, aimez et vivez jusqu’au bout comme vous le voulez
Ne vous empêtrez pas de complexes! Trêve de cachotteries et de pleurnicheries! Commencez à vivre sans résignation sans attendre des condescendances
Tu perces de multiples fenêtres au moyen des vocables langage comme héritage culturel
Tu écris dans un superbe, enchanteur vietnamien
Ainsi tu me faisais l’éloge comme première déclaration d’amour
Paris émaillée
Je commence mon amour pour toi par docilité, je le sais
La voiture en guise de couche nuptiale s’envole discrètement au milieu des millions de nimbes miraculeuses
Tu m’amènes jusqu’ici
Est-ce parce qu’une entente parfaite nous liait spontanément dès le premier moment où on se rencontra?
Mes lèvres hivernales deviennent fumantes à force de baisers brûlants que tu me donnes incessamment depuis ce matin
Ta manière spécifique d’aimer et de me prodiguer tes tendres bises rajeunit la ville les musées d’art se répandent dans la rue
Étrange espèce de plante qui ne connait ni hypocrisie ni soumission ni n’accepte l’ambiguïté en échange de la sécurité fleur extraordinaire et singulier parfum au milieu des herbes folles
Nuit d’entente en plein épanouissement
Tout ce que nous deux avons fait est fait à l’injonction de notre cœur
George Sand le comprend bien elle nous observe et nous sourit de son coin dans le café
Là où elle venait souvent diner écrire et aimer
Tout comme plus d’un siècle auparavant des fleurs violacées de lilas et des plantes grimpantes s’enlacent éperdument sur les toits où s’attroupent des pigeons non apprivoisés
Tout comme en ces jours-là, des murs d’un blanc laiteux tels des seins opulents débordant de sève semblent une invitation
Aurore Lucie renonçant à son titre de baronne Dudevant quittait le palais Nohant pour venir à Paris faire révolte et établir un ordre nouveau
Changer le temps au moyen des amours qui bouleversent la société
Faisant irruption dans l’histoire avec sa superbe féminité, elle élevait sa voix puissante de femme, répudiant le monde résigné des femmes silencieuses
L’artiste fit la révolution avec son cœur amoureux et audacieux, s’insurgeant vaillamment contre son temps, créant des courants marqués de son cachet
Sans se soucier de la foule qui se gaussa, se fâchea puis prit peur
(La foule partout et en rout temps c’est comme ça!)
Seuls de rares hommes d’une valeur exceptionnelle furent capables d’aimer une telle femme…
Ainsi cette nuit marque notre Rencontre Providentielle
Dans cette maison emplie de l’haleine des amoureux
George Sand dans sa merveilleuse robe s’attable avec A. Musset,
J. Sandeau, puis vient Chopin avec sa musique immortelle
Grand banquet réunissant Valentine, L’histoire de ma vie sans épilogue, et Balzac, et Hugo, et Proust…
Flaubert est aussi à table, trinquant, fumant avec délices, nous lorgnant malicieusement alors qu’on se caresse
De nouveau résonne la voix de George Sand, s’échappant de l’ère de la solitude, promettant des dialogues dans l’ère nouvelle
Personne ne peut être jaloux d’une telle femme
Elle déclare son amour à ses grands hommes et ne manque de nous féliciter
George Sand t’aime aussi, oui, comment ça peut être autrement
Son cœur ardent jusqu’à maintenant ne cesse de réclamer l’amour
Et puis très compréhensifs, ils se retirent tous pour nous laisser le champ libre – tout un univers à nous seuls
Et les oiseaux d’entonner voluptueusement toute la nuit des chansons d’amour éternelles
Quand bouche à bouche tu m’offres la première olive, tous les champs d’olivier d’Europe portent fruit
Quand nous dégustons ce mets succulent de poisson, tous les poissons réjouis frappent leurs ailes dans l’air
Quand nos doigts s’enlacent, les parallèles se dilatent à la surface de la terre
Quand tu me couves, l’équateur déploie ses courbes changeantes
Le café George Sand devient palais somptueux, temple sacro-saint, hall de noces
Cette nuit, en nous aimant l’un l’autre comme le faisaient Sand et
Musset, nous avons miraculeusement renoué les deux temps par nos vaisseaux sanguins enflammés
La chambre peuplée de rêves et d’effluves de vin, et tes lèvres, et tout ce qu’on se transmet l’un à l’autre par la chaleur illimitée et l’intensité de nos regards passionnés,
par le toucher-télégramme spécifié dans ce monde chaotique et constamment perdu
En plein délire amoureux, nous sentons l’échauffement du globe
L’hiver glacial et cinq mille lieues de distance, n’importe!
Point n’est besoin d’en chercher la raison, mon cher savant!
La philosophie s’avère impuissante!
Silence, gardons un silence absolu
Pour que je puisse implanter dans le monde les plus belles paroles d’amour et davantage
Non seulement parce que tu veux que je t’aime et écrive à la George Sand, semble-t-il
Ngôn ngữ: Tiếng Pháp
Gửi bởi hảo liễu ngày 25/03/2015 00:44
Eclipse de soleil
J’écrase des dents la pédoncule du soir
Tout autour le vent fait rage
Le soleil brunit les visages
La terre suspend son souffle
Riant pleurant oh maudit sort
Je continue à te chercher
A travers les ténèbres
A travers les jours de soleil torride
Mon souffle se refroidit
Soleil soleil
Si loin si loin
Et toi, tu es encor plus loin
Je regarde avec des yeux du coeur
Ne t’en va plus
Eclipse de soleil le jour
Eclipse de lune la nuit
Cours d’eau transformés en déserts
Tu te fais néant
Reste un écho de musique
Mes yeux sont pareils aux feuilles fanées
Ne pars plus chéri
Le chemin s’estompe dans ma main
Ne pars plus chéri
Je laisse tout tomber
Et j’oublie tout
Jusqu’à mon nom
Jusqu’à mon âge
Jusqu’à mon chemin
Sauf toi
Amen
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